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Paris-Mantes Pédestre Historique
Albert Dampeyrou, Bébert pour ses amis, leur mit dans la tête de remplacer le vélo l'hiver par la marche à pieds. Il entraîna au début, deux ou trois copains, car tous n'étaient pas d'accord, pour faire des marches de vingt, trente, quarante kilomètres. Ils étaient jeunes, pleins de fougue et de vie. Ces sorties pédestres leur plurent tellement qu'ils entraînèrent d'autres, et le groupe pris de l'ampleur. Tous les Samedis et les Dimanches d'hiver virent ces garçons marcher pour le plaisir de se retrouver et surtout de continuer à pratiquer une activité sportive, qui, étant le plus naturel, était aussi le plus sain. A ce groupe se joignirent des jeunes femmes et l'on vit se former des couples, dont certains existent encore actuellement, et sont toujours assez sportifs, à leur mesure. Albert Dampeyrou, délégué aux fêtes, marcheur, le plus volontaire, et aussi le meilleur organisateur était l'ami d'un autre grand randonneur, André Schoup. Ce dernier revenait d'une grande marche de nuit, Roanne Thiers, dont la création datait déjà de dix années. Ces deux amis de la nature, eurent l'idée d'en fonder une à partir de Paris. Ils envisagèrent plusieurs parcours, qu'ils pratiquèrent de jour, et c'est comme cela qu'ils choisirent Mantes la Jolie comme point d'arrivée, le pont du chemin de fer de la gare de Mantes-Station. Ce choix d'itinéraire décidé, ainsi que les emplacements de contrôles bien déterminés, il restait à savoir qui tiendraient les rôles de contrôleurs. Après bien des discussions, car tenir ces postes la nuit par temps froid n'est pas réjouissant, ce sont des cyclos de l'AST(Amicale Sportive Touristique) qui se dévouèrent. Le Week-end du 6 février fut adopté pour ce premier Paris-Mantes Pédestre, ainsi que pour ceux à venir si l'on recommençait l'année suivante. Cela se passait en 1935. La distance était de cinquante cinq kilomètres. Le parcours, de la Porte St Cloud, indiqua tout naturellement l'avenue de la Reine à Boulogne, jusqu'au Pont de St Cloud. La Seine traversée, l'itinéraire empruntait la rue Royale à St Cloud, ainsi que l'escalier d'une dizaine d'étages qui fait suite, et qui casse les jambes à ceux qui veulent le monter trop vite et la côte qui rejoint la N 307. Cette dernière conduit les marcheurs jusqu'à Vaucresson, où ils la quittent pour la forêt de Marly vers le carrefour Royal, puis Ste Gemme, Les Alluets le Roi, Maule, Jumeauville, Senneville et Mantes la jolie, à la gare de Mantes-Station. Dix-sept dont une femme, tout de même, Albert Dampeyrou comme animateur firent le pari de marcher et de réussir cette première. Nos sportifs se lançaient dans la nuit froide, avec pour tous bagages, une musette comprenant casse-croûte, imperméable, leur lampe électrique et l'envie d'arriver. Ils pénétrèrent dans la forêt de Marly, s'enfoncèrent dans ce tunnel noir, qui s'ouvrait qu'avec cette pauvre clarté des lampes électriques et qui se refermait derrière eux, était impressionnant et dut être soulagé quand ils sortirent de l'autre côté, en direction de Ste Gemme. Ils l'avaient déjà fait le parcours de jour ; de nuit, c'était la première fois et la peur de perdre était réelle. Le dimanche matin, il faisait jour quand ils entrèrent dans Mantes la jolie, fatigués mais heureux et fiers. Le pari était gagné et Paris-Mantes Pédestre était né. |
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Les éditions 1936, 1937, 1938 et 1939 virent les effectifs croître ; l'organisation se structura dès 1937, le parcours se cala sur 54 km. La guerre stoppa cette belle aventure, il falut attendre 1946 pour la reprise du Paris-Mantes Pédestre, mais les difficultés de la guerre se prolongèrent encore dans les premières années de l'après guerre et le souffle de la reprise se fit attendre. Beaucoup de changements surviennent chez les organisateurs. Il fallut attendre 1954 avec l'arrivée dans l'organisation du jeune club omnisports l'Association Sportive Mantaise sous l'impulsion de son Président Félicien Dantan assisté du secrétaire général Pierre Souquet et des responsables de la commission du Paris-Mantes Pédestre Raymond Bertrand, Pierre et Maurice Vialay. L'association ASM et AST donna une nouvelle dimension à cette randonnée, le nombre de participants d'année en année augmentèrent.
En 1983 à la demande de grands clubs de marcheurs ; la commission décida de créer un circuit plus court inséré dans le circuit du Paris-Mantes Pédestre. le circuit de 38 km, partant de la gare de Saint Nom la Bretèche jusqu'à Mantes la jolie, vit le jour. La date du Paris-Mantes Pédestre se déplaça dans l'année pour accueillir le plus de participants. Au début en 1935 jusqu'en 1939 la randonnée s'est déroulée le premier dimanche de février. Après la guerre de 1946 à 1958 la date retenue fut le dernier dimanche de janvier. De 1959 à 1988, une nouvelle date s'est imposée le dernier dimanche de février. Mais les vacances scolaires sont fixées définitivement (pour le moment) au mois de février. Cette réalité nous a obligé de reprendre la date précédente de dernier dimanche de janvier. Michel Le Capitaine, représentant de notre partenaire France Télécom est à l'origine du parcours de 12km Jumeauville-Mantes, inauguré en 2002. L'idée est de permettre aux familles et amis d'accompagner les marcheurs des grands parcours, tout en partageant l'esprit du Paris-Mantes et peut-être de s'attaquer à plus long l'année d'après. Nous saluons M. André Hilaire l'ex président de l'AST qui organisa si longtemps le Paris-Mantes et auteur du livre "Paris Mantes pédestre, l'épreuve phare des marches de nuit 1935 ... 1992". Depuis l'organisation est passée progressivement de l'AST à l'ASM, pour devenir exclusivement ASM en 2004 pour la 69ème édition. |